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Jean de Florette
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Un acte authentique dressé par un notaire a force de loi. Que se passe-t-il quand les deux s'opposent ? Non
; il existe une solution plus facile : faire payer les pots cassés par le citoyen lambda.
* * * Les faits : En 1998, Monsieur LAPLEAU se porte acquéreur d’une propriété comprenant une maison d’habitation, une grange et une cour, en vue d’en faire sa résidence principale. Lors de la vente, deux de ses voisins demandent par le biais du notaire que leurs soit accordés une servitude de passage sur la cour (ils prétendent détenir des preuves écrites de ce droit de passage). Bien qu’il n’apparaît aucun droit de passage dans les actes précédents et pour des raisons de bon voisinage, Monsieur LAPLEAU accepte pour le voisin limitrophe à sa parcelle, et refuse pour l’autre, plus éloigné, (il faut préciser que leurs deux propriétés ne sont pas enclavées, et disposent de plusieurs autres accès à la voie publique). Quelques mois plus tard, ces mêmes voisins assignent Monsieur LAPLEAU en justice sous prétexte que sa cour leur appartiendrait, (en s'appuyant sur des attestations de courtoisie qu'ils avaient reçues de leur entourage plus de six mois avant l'acquisition de Monsieur LAPLEAU, et alors qu’ils revendiquaient précédemment un droit de passage sur cette même cour); Ils arguent que l’acte de vente (acte authentique) établi par le notaire, était erroné car il incorporait à tort la cour dans la désignation des biens vendus.
Alors : Monsieur LAPLEAU a entrepris, avec l’aide d’un expert foncier, un long travail de recherches aux archives départementales ainsi qu’aux hypothèques afin de récupérer tous les actes de ventes de sa propriété, et ceux des parcelles avoisinantes. Ayant retrouvé les actes jusqu’après la Révolution Française, à savoir au 03 mai 1819, et les avoir analysés nous pouvons en conclure que la cour sujet du litige appartient bien au fond que Monsieur LAPLEAU a acheté, et qu’elle a toujours appartenu à ses auteurs (anciens propriétaires), puisque eux-même l’avaient achetée. De plus, cette cour n’a jamais été grévée d’une servitude de passage et n’a jamais été en indivision au profit de quiconque. De surcroît, les actes concernant les parcelles des voisins démontrent bien qu’ils ne disposent d’aucune servitude de passage sur d’autres parcelles, et que, dans la désignation des biens vendus, il n’apparaît nulle part de cour commune.
Et pourtant :
La justice française, n'a de cesse de condamner Monsieur LAPLEAU, elle s'appuie sur le
fait que "comme il n'y avait eu aucun consentement unanime des anciens propriétaires
pour mettre fin aux aisances communes, cette cour était donc commune", en concluant
alors à une erreur dans l'acte de vente du 1885, et "que de cette erreur découle celle
commise dans l'acte de 1998".
Comment peut-on mettre fin à une
clause si elle n’a jamais existé ?
Résultat :
Aujourd'hui, Monsieur LAPLEAU se retrouve entièrement ruiné par cette situation.
Faut-il accepter d’être victime d’injustice ?????
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